« Nous suivons de très près la situation en Thaïlande et nous condamnons cette violence inacceptable de la part des contestataires », a déclaré à la presse un porte-parole du département d’État, Robert Wood.
Les soldats thaïlandais, armés de fusils automatiques, ont fait battre en retraite des manifestants, les acculant près du siège du gouvernement au terme d’une journée de violences, où ils ont tiré à balles réelles.
Le premier ministre, Abhisit Vejjajiva, a affirmé dans la soirée que les opérations de l’armée pour rétablir l’ordre étaient « presque achevées », les manifestants n’étant plus rassemblés qu’en un seul endroit de la capitale.
Un gouvernement issu d’un coup d’État « soft » [1] des supporters d’Abhisit dont l’armée, utilise la violence pour disperser des manifestants beaucoup moins nuisibles que le « jaunes » [2].
Lors des manifestation du PAD, l’armée avait refusé d’appliquer l’État d’urgence proclamé par le gouvernement.
Avec Obama, les États-Unis restent au côté des dictatures et des riches.
On était en droit d’espérer que l’époque où les « révolutions colorées » représentaient un instrument politique efficace a pris fin et que l’administration américaine aurait abandonné sa doctrine de « promotion de la démocratie » à travers le monde. Il n’en est rien, même si le soutien apporté est plus subtil.
La conséquence la plus néfaste de cette doctrine ocidentale aura été de semer l’idée que le triomphe de la justice électorale comptait plus que les normes et règles établies. Le soutien des médias occidentaux aux jaunes [3] pour contester une élection démocratique et massive des partisans de Taksin illustrent cette attitude.
Sortir du cadre de la loi au nom d’une cause - défendre la démocratie - pousse à le faire aussi dans d’autres cas. Les exemples de la Géorgie, de l’Ukraine et du Kirghizistan, où l’opposition est arrivée au pouvoir de cette manière, et la crise en Moldavie sont là pour le prouver.