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La haine ordinaire

Les beaufs se déchainent...

Rambouillet : un chauffeur de bus roué de coups par trois mineurs

lundi 1er novembre 2010, par Abirato

Sous le titre racoleur « Rambouillet : un chauffeur de bus roué de coups par trois mineurs » , le Parisien décrit un incident, certes regrettable, mais banal, qui s’est déroulé à Rambouillet .
Aussitôt les beaufs se déchainent dans les commentaires publiés. Impossible de savoir si cette haine ordinaire est quasiment la seule réaction des lecteurs du Parisien ou si le quotidien filtre les commentaires, pratique courante dans la presse [1].

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" Un chauffeur d’un bus de la compagnie Veolia a été pris à partie par trois mineurs, samedi vers 20 h 15 à Rambouillet (Yvelines). Lorsqu’ils sont montés dans le véhicule, stationné au terminus de la gare routière, les trois jeunes âgés de 13 à 15 ans n’ont pas validé leur titre de transport. Face à la remarque du conducteur, âgé de 43 ans, qui les invitait à le faire et menaçait de prévenir la police, le ton est monté.

Les adolescents mécontents ont roué de coups le conducteur, coincé derrière son volant. Il souffre d’une luxation et d’une fracture de l’épaule, et de côtes cassées. Hospitalisé, il s’est vu octroyer 45 jours d’incapacité totale de travail (ITT) et devrait subir de nouveaux examens.

C’est un témoin de la scène qui a mis un terme à l’agression. « L’un des jeunes, tellement sûr de son bon droit, est resté dans le bus », indique une source proche de l’enquête. Il a été interpellé quelques instants plus tard et placé en garde à vue. Les deux autres ont pris la fuite, avant de se présenter une heure plus tard au commissariat pour déposer plainte contre le chauffeur. » Ils ne présentaient aucune blessure, ni hématome. Le chauffeur a précisé, de son côté, qu’il n’avait pas voulu « répondre aux coups qui lui étaient portés ».

Connus des policiers pour des « incivilités », les trois adolescents ont été placés en garde à vue et devaient être remis en liberté dimanche soir avant leur convocation ultérieure devant la police. "

Des commentaires haineux contre les jeunes
On retrouve beaucoup de références au Front National et au tout sécuritaire [2].

  • Insupportable
  • Ah les têtes à claques !
    Mais horreur de se comporter comme ça si jeune ! Allez, en maison de correction tout de suite !!!
  • D’accord pour punir aussi les parents !
  • et ou sont les parents ?
  • les parents ou sont ils ?
    Il faudrait punir les enfants, mais aussi durement les parents en touchant à leur porte monnaie
  • Hallucinant...
  • ca continue
  • Lamentable
  • Haloween ou un jeu de voyous !
  • pauvre France
    on en voit tous les jours des voyous comme eux Ils se sentent intouchables avec notre politique laxiste ...........jusqu’à quand ??? pauvre France !!
  • Scandalisé
  • vivement 2012
    Marine règlera tout ça, j’en suis sûr !
  • Dingue ça
  • Ils deviendront des héros du quartier
  • une fois de plus !
  • sanction
  • Ségolène a raison
    Vive Ségolène Royal et ses centres encadrés militaires pour les jeunes récidivistes ! C’est exactement ce qu’il faut..Il reste des casernes à réhabiliter en France..c’est de salubrité publique..
  • Scandale
  • Educateurs pour délinquants : profession d’avenir
    Ils vont être suivis par des éducateurs, mais comme ils sont irrécupérables....
  • sanction differente
  • voyous !
  • prison ferme
    prison ferme et travaux dinteret generale et surveillé , marre de cest rigolos

Et si ne pas payer était une action directe [3], non violente, pour lutter contre l’État mondialiste de Sarkozy  ?
Et si, pour le conducteur, fermer les yeux était une action directe, non violente, pour lutter pour un monde plus juste ?


Le savez-vous ?

  • dans les transports public locaux, la billetterie ne représente que 28% des recettes, ce qui rembourse à peine la fabrication des billets, l’entretien des machines à composter, les contrôle ;
  • ce sont les personnes les plus précaires économiquement qui payent le plus le droit à se déplacer :
  • 83% de nos déplacements sont contraints, pour aller au travail, faire des courses, des démarche ;
  • les employeurs, les grandes surfaces sont les premiers bénéficiaires des transports en commun. Il serait donc logique que ça soit eux qui payent.
  • 60% des conflits entre agents des transports publics et usagers se produisent lors de la vérification du titre de transport.
  • l’État (avec nos impôts) dépense 15 milliards EUR, chaque année, pour la voiture contre 1,5 milliard pour les transports publics !

La conclusion s’impose ! Transports en commun locaux gratuits [4] pour tous !
La gratuité, c’est avant tout un acte fort qui vise à modifier en profondeur les comportements des gens, avec l’objectif d’utiliser les transports collectifs pour limiter le recours à la voiture individuelle. Cette mesure s’inscrit dans une politique de développement durable et de transport qui comprend aussi la création d’un tramway, la réouverture en cite propre de l’ancienne voie ferrée, un plan vélo, des opérations « marchons vers l’école ».
Sur le plan économique, elle permet de supprimer plusieurs coûts : impression des billets, maintenance des machines pour les délivrer et les composter, contrôle, campagnes de communication contre la fraude…
Sur le plan environnemental, en diminuant le trafic automobile, ce sont des milliers de tonnes de CO2 qui ne sont plus rejetées dans la nature, ce qui engendre moins de pollution.
Sur le plan social enfin, la gratuité contribue à augmenter le pouvoir d’achat. À partir des tarifs en vigueur sur ce territoire, une étude montre que, sur une année, une famille pourrait économiser 2.000 EUR en utilisant les transports collectifs gratuits.

Voir en ligne : Sur le Parisien

P.-S.

Notes

[1] Moins dans le Parisien que dans le Figaro ou Libération toutefois.

[2] Les fautes d’orthographes et de typographie n’ont pas été corrigées, sauf à rendre le texte intelligible.

[3] La plupart des actions directes ne requière pas d’effectifs importants, elles peuvent être mises en place sans trop de moyens et dans des délais assez brefs.
L’action directe peut revêtir de multiples formes suivant la situation et en fonction de la créativité des participants. Elle peut être individuelle ou collective, légale ou non, offensive ou défensive, violente ou non violente. Son caractère légal importe peu, car la légalité n’est jamais qu’une limite arbitraire fixée par la bourgeoisie pour défendre ses intérêts, il faut juste en tenir compte pour évaluer les risques juridiques. La notion de violence, par contre, est à manipuler avec précaution. Notre philosophie personnelle est incompatible avec la violence physique envers les personnes, sauf en cas de défense, c’est pourquoi je ne peux que condamner l’aspect violent de l’incident de Rambouillet. Du point de vue stratégique, la violence est également peu recommandable, la CIA s’en est d’ailleurs servi pour discréditer certains mouvements en les infiltrant, en les finançant et en les poussant à la violence et/ou à la lutte armée pour mieux les criminaliser en tant que terroriste et casser leur image auprès du grand public, c’est le cas des Brigades rouges en Italie ou de la fraction armée rouge en Allemagne. De plus, je ne pense pas que ce soit en cognant sur un fasciste que l’on parvient à lui faire changer d’avis ou à faire reculer le fascisme, et ce n’est pas en tuant un Ministre de l’intérieur ou un patron du Medef, que le système s’en trouvera changé. Les personnes, si puissantes soient-elles parfois, et quel que soit leur niveau hiérarchique, sont interchangeables, ce ne sont jamais que des pièces d’une énorme mécanique. Par contre, les actions « violentes » purement matérielles, telles celles des amis de José Bové me semblent légitimes.

[4] Les populations qui bénéficient de la gratuité des transports sont plutôt rares.
Cette mesure est appliquée à Colomiers (près de Toulouse), Compiègne (Oise), Vitré (Ille-et- Vilaine), Châteauroux et Issoudun (Indre), Mayenne (Mayenne) Gap (Hautes-Alpes), Bar-le-Duc (Meuse), Cluses (Haute-Savoie)…

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