J’ai 58 ans, je suis de sexe masculin et j’ai tiré de nombreux privilèges de cette condition.
Jeunesse brisée par une mère féministe qui me répétait chaque jour que l’homme est une erreur de la nature (lisez Andrea Dworkin, Kate Millet, Germaine Greer, Valérie Solanas, un vrai délice), un individu d’essence inférieure (à qui, à votre avis ?), qui insultait sans cesse son mari en le traitant de feignant, quand lui se levait à cinq heures du matin pour aller bosser - privilège ! - alors qu’elle restait au lit jusqu’à neuf heures, la pauvre ; ce mari, elle l’a tant humilié et harcelé qu’elle a fini par le tuer, par haine (la violence conjugale morale, ça existe, et pas qu’un peu !).
Ma belle-mère, elle, a tenté de faire de même avec son « bonhomme », mais heureusement le tabac a eu sa peau avant, ouf !
Quant à moi, à 18 ans on m’a envoyé en camp disciplinaire sans raison, ou plutôt si, pour la raison que j’étais un garçon - privilège, une fois de plus. Ils appelaient ça le service militaire, à l’époque : là encore, humiliations, violence permanente, ordres et missions stupides, habits ridicules, sensibilité opprimée, courriers et opinions surveillés, sexualité brimée - privilèges, encore et toujours...
J’ai connu, et connais encore des femmes de valeur, bien sûr, mais qui, elles, savent faire la différence entre un féminisme intelligent et légitime et la misandrie la plus abjecte (tiens l’ordinateur ne connaît pas le mot misandrie, il le souligne en rouge, étonnant, non ?)
Pour finir, je rappellerai juste quelques chiffres - vrais, mais peu publiés, comme il se doit (l’ordi va-t’il les souligner ?) :
les hommes, c’est :
- 90% des alcooliques ;
- 75% des tués sur la route ;
- 75% des suicides ;
et last, but not least, - 92% des SDF, avec une « espérance » de vie moyenne de 48 ans !
Ce qui montre bien le bonheur d’être un homme dans nos sociétés civilisées. _ Tous ces privilèges, je vous dis...