lundi 26 avril 2010
Les opposants au gouvernement thaïlandais retranchés dans le quartier commerçant de Bangkok consolidaient lundi leurs positions, après des rumeurs d’une attaque de l’armée à l’aube qui n’a finalement pas eu lieu. La nuit s’est déroulée sans violences autour du camp retranché des 8 000 Chemises rouges qui luttent pour la démocratie et contre la dictature et, qui continuaient à l’aube à chanter et à écouter les discours de leurs leaders.
Une détonation a rententi tard dimanche soir devant un poste de police proche du domicile de l’ancien Premier ministre Banharn Silapa-Archa, conseiller en chef du parti Chart Thai Pattana, faisant huit blessés. La nature exacte de l’explosif est inconnue. On parle sur les télévison thaïlandaise d’une grenade M57 (à main)
Les manifestants ont appelé le parti de Banharn à quitter la coalition gouvernementale afin de contraindre le Premier ministre Abhisit Vejjajiva à provoquer des élections anticipées.
Jatuporn Prompan, l’un des chefs de file des Chemises rouges, a affirmé qu’en appelant ses partisans à se montrer en nombre, le mouvement avait probablement évité une intervention militaire.
« Nous avons renforcé la sécurité avec un plus grand nombre de patrouilles tout au long de la nuit, et de nombreuses personnes sont restées éveillées avec nous pour empêcher l’armée d’attaquer. Nous avions reçu des renseignements selon lesquels ils interviendraient dans la matinée, mais heureusement nous avons pu l’empêcher. »
« Nous continuerons de nous battre jusqu’à la victoire », a-t-il ajouté.
Dimanche, des manifestations en province ont empêché l’entrée dans Bangkok de plusieurs convois de policiers et de militaires, montrant la réalité et la profondeur du mouvement de révolte.